Commission politique jeunes du Saguenay-Lac-St-Jean
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Les universités devenues une farce?

Auteur Titre : Les universités devenues une farce?
2008-05-03 06:26:35 Profil    Site internet de l'auteur    
Alexis St-Gelais

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Allez lire cet article sur cyberpresse, je crois que ça en vaut la peine: http://www.cyberpresse.ca/article/20080414/CPACTUALITES/804140663/6488/CPACTUALITES

Que pensez-vous de cette situation? Êtes-vous d'accord ou pas? Y aurait-il matière à réflexion pour nous?
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Président de la CPJSaglac
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2008-04-30 07:45:08 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
marx


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Premièrement, je me demande si la qualité des programmes et le fait que les universités sont de moins en moins sélective n'est pas directement relié au sous-financement qu'elles vivent.

C'est certain que la situation contribue à amoindrir la valeur des diplomes et par le fait même la "valeur" des diplomés. La comparaison avec les autres universités canadiennes me laisse croire qu'avec un si grand nombre d'admis, les excellents étudiants ont beaucoup à perdre.

Je crois que les universités devraient être beaucoup plus sélectives car leur but primordial est d'éduquer la relève québécoise convenablement et la situation semble avoir beaucoup nuit à cet objectif. Dans le texte on parle d'une acceptation plus grande afin d'augmenter les revenus mais le prix social n'est-il pas plus lourd que le cout financier? Le dégel des frais de scolarité pourrait-il changer quelque chose à cette situation?

Il faut définitivement revoir la façon dont les universités fonctionne car elles forment les intellectuels de demain.

Bref, le gros du problème, à mon avis, c'Est que les étudiants "médiocres" auront les mêmes diplomes que "les Sydney Crosby" de ce monde".


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2008-05-01 03:42:24 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
Alexis St-Gelais


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J'avoue que certains programmes ont perdu beaucoup de crédibilité parce qu'ils ne posent pas de barrières à l'entrée. Néanmoins, il nous faut également poursuivre l'objectif d'éduquer le plus grand nombre... Comment concilier les deux objectifs?
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Président de la CPJSaglac
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2008-05-01 05:19:54 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
marx


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humm! C'est une problématique très difficile à résoudre. D'abord, je me demande si la quantité prime sur la qualité. Es-ce favorable pour une société de posséder plus d'intellectuels en considérant que ces derniers seront moins bien formés et donc de moindre "qualité" que si nous choisissons d'en avoir un nombre plus restreint? C'est à mon avis, le coeur du problème.

Si nous voulons à tout prix un grand nombre de diplomés tout en conservant leur crédibilité et leur haut niveau, devrions nous diviser les études supérieures en deux branches distinctes ? Un peu comme l'article mentionne "les facultés du hauts et du bas de la cote"?

Es-ce acceptable et réaliste d'entretenir et d'encourager un système d'éducation à deux vitesse?

Si oui, nous avons la réponse. Un peu comme les grandes universités américaines Harvard, Yale et les différents institute of technology pour ne citer que ceux là. Ces derniers sont extrêmement prestigieux versus les universités d'État qui sont moins biens cotées. Ils ont donc un grand nombre total de diplomés universitaires mais ils ont également une élite.

Serais-ce, à ton avis, une bonne solution?
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2008-05-01 22:44:17 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
Alexis St-Gelais


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Non. D'ailleurs, en France, le système est semblable: il existe trois sortes d'universités, en pratique. Les gratuites offrent de l'éducation de mauvaise qualité, alors que celles qui chargent des frais afférents élevés (très élevés) forment l'élite. La solution n'est donc certainement pas un système de gratuité scolaire partielle, ni de gel des frais. C'est sur la sélectivité à l'entrée qu'il faut jouer, et là encore, pas dans tous les domaines. Les sciences sont très souvent bien filtrées; c'est dans le domaine social que les difficultés surgissent. Toutefois, si par exemple on hausse le seuil d'entrée en éducation, comment faire face à notre demande de plus en plus grande d'enseignants? Il faudrait commencer par faire un important travail de changement des mentalités des jeunes à la base. En effet, la loi du moindre effort prime beaucoup ces temps-ci...
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Président de la CPJSaglac
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2008-05-02 01:05:13 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
marx


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C'est donc dire qu'ici, au Québec, les universités sont de haut niveau pour les sciences fondamentales mais les mêmes universités offrent des programmes de bas niveau aux sciences sociales. C'est un peu le même principe qu'en France sauf qu'ici on privilégie un type d'étude plutot que le porte feuille.

Je crois que le dégel des frais de scolaritésans les augmenter drastiquement) pourrait influer à la baisse sur le nombre de demande.

Je crois également que nous devrions jouer sur la sélectivité tout en prenant en considération les besoins du marché pour chaque domaine afin de ne pas créer de pénurie inutile.

Ces deux idées mises de l'avant pourraient sans doute amélioré la situation.

PS : Lorsque tu mentionne qu'il faudrait changer les mentalités ce serait en vu de motiver davantage les jeunes afin qu'ils accèdent aux hautes études avec des hauts scores?
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2008-05-02 01:14:16 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
Alexis St-Gelais


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La pénurie de la main-d'oeuvre à venir, causée par le vieillissement de la population, crée chez les jeunes un esprit malsain selon lequel leur travail ne sera pas vraiment important, puisque de très nombreux emplois leurs seront accessibles. Ils cherchent donc des programmes universitaires assez simples, qui ne demanderont pas trop de travail et qui mèneront à un emploi payant et pas trop forçant. C'est ça, la loi du moindre effort!

On joue ici avec des concepts qui peuvent devenir glissant, et tout ceci joue sur la définition même que l'on donne à l'éducation. Est-ce un service offert à l'individu pour son épanouissement personnel en espérant qu'il aide la société ou un choix fait uniquement en fonction des besoins du marché?

Partant, la gratuité scolaire appliquée dans son intégralité diminuerait aussi le nombre de demandes, avec cette différente que la sélection se ferait non pas sur la base de critères financiers mais bien strictement intellectuels. En effet, à défaut de pouvoir payer les études à tous, l'État aurait probablement à repérer les meilleurs éléments et à sanctionner ceux qui ne donnent par le rendement voulu. Par contre, une formule de prêts encourage fortement à bien performer aux études, car une année perdue coûte cher. C'est pourquoi nous avons parlé, lors de notre première réunion, d'une révision du système de prêts et bourses.

Le noeud du problème est à savoir jusqu'où nous voulons et pouvons aller pour allier une bonne productivité, des diplômés de qualité, une éducation accessible et une main-d'oeuvre en quantité suffisante pour maintenir notre économie.
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Président de la CPJSaglac
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2008-05-03 06:26:35 Profil    Site internet de l'auteur                      Supprimer le message   
marx


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Quand on regarde ça, on peut conclure que le seul moyen vraiment efficace serait de réinvestir massivement dans l'éducation pour offrir des programmes de haut niveau dans toutes les facultés et une scolarité à prix raisonnable. C'est cependant peu probable avec la situation financière dans laquelle le Québec se trouve présentement.
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